Ça faisait une éternité que j’avais eu à produire un diaporama. Et vous? Votre dernier diaporama remonte à quelle année? Alors que j’avais à eu en produire plusieurs par le passé, voilà que cette forme est moins présente. Tout est maintenant vidéo. J’avais l’impression que le diaporama était tombé en désuétude. Puis voilà que l’invitation est venue d’en produire un pour un événement. Ciel. Quel logiciel prendre? Comment faire? Comment raconter une histoire avec un diaporama? Allais-je retrouver mes marques? Quelles sont les vôtres?
Bon début d’année 2013 à vous tous et merci d’être à nouveau au rendez-vous. Bien remis du temps des Fêtes? Avez-vous été comblé sur le plan photo? Un nouvel équipement? Nouvelle lentille? Vous avez eu l’occasion de faire de la belle photo parmi vos moments libres? Bien content pour vous. Pour ceux et celles qui résident dans mon coin de pays et qui ont reçu ou fait l’achat d’un nouveau boîtier, j’offre une formation pour vous afin que vous puissiez mieux connaître et maîtriser ce nouvel équipement. Si vous êtes à la recherche de belles occasions dans l’usagé, il en regorge sur Kijiji présentement. J’ai d’ailleurs mis plusieurs morceaux en vente, notamment des filtres (67mm) pour la longue exposition ou encore le noir et blanc de même que mon émetteur ST-E2 (Canon). Si jamais vous êtes intéressé par une superbe lentille macro 60mm (Canon) ou un grand-angle 10-22mm, toutes deux en excellente condition, faites-moi signe.
Ceux qui me suivent depuis un certain temps savent combien j’affectionne la photo sportive, particulièrement celle que j’ai la chance de prendre des Triades du Cégep régional de Lanaudière. Cette équipe évolue au niveau du football (nord-américain) collégial. La saison 2012 des Triades a été unique, exceptionnelle dans toutes les facettes – autant sur le terrain qu’en marge de celui-ci. Le Gala couronnant la saison s’est tenu à la mi-décembre et pour l’occasion, on m’a demandé de soumettre une trentaine de mes photos pour un diaporama. J’ai plutôt choisi de me remettre à l’ouvrage et de produire moi-même le diaporama qui mettrait mes photos en vedette.
Tout d’abord, il me fallait trouver un logiciel pour produire mon diaporama. Ma recherche n’a pas été très longue. Je me suis souvenu que Lightroom incorporait un module pour diaporama. Youpie! Ceci étant, comment fonctionne-t-il? Allait-il remplir la commande? Comment s’intégrait-il avec les autres modules de Lightroom?
Étape 1: choisir
Avec Lightroom, facile de procéder par étape. Initialement, j’ai profité du module «Bibliothèque» pour constituer une nouvelle collection à l’intérieur de laquelle j’ai regroupé les photos qui m’apparaissaient les plus pertinentes pour mon diaporama. Initialement, l’ordre des photos importait peu. J’ai beaucoup apprécié le fait que je n’avais pas à produire mes fichiers dans un format spécifique – JPEG par exemple – pour que le diaporama puisse les prendre en charge. Même mes fichiers RAW traités mais non exportés en JPEG pouvaient être intégrés dans ma collection et pourront être pris en charge par le module diaporama. Du boulot en moins. Bravo!
Étape 2: ordonner et créer
Étape cruciale. Même s’il est question ici d’un diaporama, je pense qu’il ne faut pas négliger le propos du diaporama. Il est important d’en formuler un. J’y vais de ma classique affirmation, «il faut raconter une histoire» – même si nous n’avons que des photos et de la musique pour se faire. Il y a moyen de créer une histoire, de créer des moments forts, de donner un rythme, d’exprimer des émotions. À cette étape, il importe de commencer à voir «votre histoire», à l’imaginer. Basculez dans le module «Diaporama» et votre collection sera présente dans votre film fixe dans le bas du module (touche F6). Vous pouvez dans ce film fixe déplacer vos photos pour les mettre dans l’ordre que vous jugez opportun. Vous pouvez également supprimer les photos superflues. Soyez sans crainte, cette suppression s’applique dans la collection et non sur votre disque dur.
Étape 3: mettre en page
J’ai trouvé le module «Diaporama» de Lightroom très intuitif et facile. Voilà qui faisait changement d’autres logiciel que j’avais manipulés par le passé. On veut inclure une diapo d’ouverture ou de fin? On inscrit tout simplement notre texte ou encore on utilise notre plaque d’identité graphique de Lightroom. Si vous avez soigné et peaufiné celle-ci, vous allez apprécier de pouvoir récupérer et utiliser le fruit de votre travail. On peut également fignoler les bordures, l’ombre portée, l’arrière-plan, la trame. On peut insérer un titre en filigrane pour toute la durée du diaporama. L’arrière-plan de notre diaporama peut être une couleur de fond ou encore une image.
Étape 4: musique maestro!
Là où Lightroom m’a beaucoup charmé est au chapitre de l’ajout de musique et du synchronisme entre celle-ci et nos photos. Dans certains logiciels, je me souviens que je devais additionner ou soustraire des photos pour espérer arriver pile entre la présentation des photos et la fin de la trame musicale. C’était laborieux et me faisait davantage penser à un travail d’orfèvre. Avec Lightroom, le tout se synchronise parfaitement. Dans le cas de mon diaporama, j’ai choisi une pièce musicale que j’ai ajouté au diaporama dans le module. Lightroom a calculé lui-même la durée nécessaire pour chaque photo afin d’arriver pile avec la fin de la trame musicale. Je retirais une photo ou j’en ajoutais une? Lightroom faisait de nouveaux calculs. Petit tuyau: le tout ne m’apparaissait pas synchronisé parfaitement lorsque je visionnais le boulot dans mon écran de travail avec le bouton «Aperçu». Par contre, le résultat devenait impeccable lorsque je revoyais le tout dans l’écran «Lecture». À la sauvegarde du diaporama en mode vidéo, j’ai été rassuré sur l’exactitude de la synchronisation. Bravo Lightroom.
Étape 5: exporter et diffuser
Fidèle à lui-même, Lightroom sauvegarde vos modifications et vos instructions en cours de route mais pour obtenir votre produit final, vous devez «exporter» celui-ci. Deux possibilités s’offrent à vous. Exporter celui-ci dans un format PDF ou encore dans un format vidéo. À ce stade-ci, Lightroom vous offre un seul format d’exportation vidéo soit le MP4. Vrai que contrairement à un vidéo, un diaporama n’a pas les mêmes exigences. On se contentera facilement du format MP4 d’autant plus que ce dernier est pris en charge par la plupart des sites de diffusion Web de vidéos – dont YouTube.
Bref, Lightroom s’avère encore une fois un outil fiable, intuitif, facile et d’une efficacité remarquable. Même si j’utilise Lightroom depuis sa version 2.0, j’ai le sentiment d’avoir entre les mains un canif suisse d’excellente qualité qui peut exécuter une multitude de tâches à partir de notre bibliothèque de photos. Que demander de mieux.
Pour conclure, je vous invite à prendre connaissance du diaporama que j’ai produit. J’espère que j’aurais réussi à vous raconter une histoire, à tenir un propos, à vous faire des émotions. Sur ce, «lumières, caméra, action!» (Cliquez sur le carré noir.)

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Bonjour Monsieur Louis
La neige est enfin arrivée chez nous et l’hiver a vraiment commencé. Cela permettra à beaucoup de pouvoir faire des chouettes photos dans les jours qui viennent en nous référant à vos conseils
… Je vous remercie pour votre longue réponse et du temps que vous y avez consacré ! … Dans les faits, j’ai essayé le version d’essai à 30 jours de Adobe Lightroom et j’ai apprécié. Il me "semblait" que la qualité du travail réalisé avec ce logiciel payant était meilleure, plus aboutie, de meilleure qualité au final. Mais c’est peut-être subjectif (?) dans la mesure où l’écran joue aussi un rôle important. Peut-être que Lightroom "donne" mieux chez moi, je suis avec un portable HP (Window 7) que les autres essayés(?) et je ne sais pas si l’on peut calibrer un écran de portable (?)… J’ai aussi essayé plusieurs logiciels "gratuits" dont le concurrent "Rawtherapee" libre sur le Net. Ce dernier n’est pas mal du tout mais j’ai préféré l’interface de Lightroom plus conviviale lorsque l’on a "pigé" certaines choses propre à tous les programmes "Adobe". Quand à View NX2 délivré à l’achat du Nikon, il n’est pas mal non plus mais c’est surtout la version U point qui est intéressante chez Nikon selon les spécialistes, problème, elle est payante et même chère puisqu’elle coûte environ 250 € de mémoire et selon certains, daterait beaucoup à présent … Tout cela pour dire que finalement, je vais aussi passer à Lightroom prochainement …
Bonne semaine au Canada
Bonjour Monsieur Louis
Votre diaporama ne m’est pas accessible en lecture depuis la Belgique, je suppose pour des raisons de droits EMI (c’est ce que l’écran m’indique) (?) … Je suppose donc que la vision est réservée au continent nord américain (?) Mais cela ne m’empêchera pas puisque vous êtes un adepte de Lightroom, de vous poser une question. Vous êtes équipé en Canon sauf erreur, je le suis en Nikon. dans l’un comme dans l’autre cas, lors de l’achat du matériel, nous recevons un programme "équivalent" à Lightroom. Ma question est simple, pourquoi Lightroom par rapport au logiciel fourni et pourquoi pas directement le si onéreux "photoshop" mondialement connu …
Merci pour votre réponse
Et je vous souhaite une bonne semaine au Canada
Question très pertinente Dominique-André. En fait, la (bonne) réponse appartient à chacun. Il ne s’agit pas de savoir quel est le meilleur logiciel pour traiter les photos mais plutôt quel est le logiciel qui convient le plus à chacun des photographes et qui amènera ce dernier à avoir un «plaisir» ou encore se sentir «efficace» dans son traitement photo. Par exemple, je reconnais les plus grands mérites au logiciel Photoshop d’Adobe. Par contre, pour avoir tenter de le maîtriser, j’ai constaté que la courbe d’apprentissage pour tirer profit au mieux de ce logiciel serait très longue pour moi. Chapeau à ceux qui parviennent plus vite – je ne crois pas que ce serait mon cas. Et je ne souhaitais pas consacrer plusieurs mois à «balbutier» dans un logiciel. J’ai recours à GIMP, équivalent Photoshop en libre de droit pour certaines opérations plus modestes. Mais mon logiciel de base reste Lightroom pour sa base de données, ses possibilités de traitement d’images et sur le fait que je peux ajouter des «plug-ins» (Nik’s Software, OnOne, etc.) qui enrichissent les possibilités de traitement. Vrai Dominique-André que des logiciels sont fournis avec notre achat, Canon y compris. S’agit de les essayer et de voir s’ils nous conviennent. S’ils font les opérations que l’on souhaite de façon intuitive, facile, qu’on se repère facilement et qu’on obtient les résultats voulus, bravo! N’allons pas plus loin. Pour plusieurs de mes étudiants, Picasa (Google) convient parfaitement. Ils souhaitent recadrer, utiliser certaines corrections automatiques et c’est tout. Parfait. Traiter une photo pendant une heure ou deux ne correspond pas pour plusieurs à l’idée qu’ils se font de faire de la photo. C’est compréhensible. Voilà pourquoi Dominique-André que j’hésite à donner une réponse qui pourrait créer un «faux passage obligé» vers un logiciel donné. Si certaines personnes souhaitent se doter d’un logiciel plus exigeant (Lightroom, Photoshop, Photoshop Elements, GIMP, Paint.net, etc.), je les encourage à examiner les possibilités de formation – information disponibles sur le Web pour les aider dans leur apprentissage. Si vous trouvez de bons tutoriels, en nombre suffisant, que ceux-ci vous donnent confiance et vous motivent à persévérer dans votre apprentissage, alors plongez. Mais avant de se faire, pourquoi ne pas exploiter les logiciels qui sont fournis par les manufacturiers et aller au bout de leurs possibilités. On verra ainsi si on aime le traitement photo numérique et jusqu’à quel point on souhaite traiter notre photo. J’espère que mes explications apportent certains éléments de réponse Dominique-André. Merci pour votre présence.