Le maelstrom du HDR

«Quand je serai grand...»

Photo (cliquable): Louis Lavoie

J’ai une citation du personnage du réputé parrain de la mafia Michael Corleone dans le film «The Godfather» («Le parrain») à l’esprit: «Just when I thought I was out, they pull me back in.» (traduction libre: «Au moment même où j’ai le sentiment que je m’en étais sorti, les voilà qui me retire et me ramène.»)  C’est ainsi que je sens ma relation avec la photo HDR par les temps qui courent.  Un maelstrom qui me happe et me fascine.

J’ai déjà écrit par le passé sur le HDR.  Qu’on aime ou qu’on n’aime pas, le HDR reste une technique puissante qui nous permet de tirer le meilleur parti d’une situation ingrate.  On est en mesure de sauver «les meubles» et de réussir des photos même lorsque la lumière et notre appareil photo ne parviendront pas à rendre justice à des détails que notre oeil perçoit.  Le piège avec le HDR est de basculer dans la «photo spectacle», piège  dans lequel je crois bien tomber à l’occasion.  Critique que j’accepte volontairement car, bien franchement, j’aime bien poussé le traitement des photos HDR.  Photo spectacle?  Why not lorsque le sujet s’y prête.  Voilà qui me ramène cette citation du parrain; j’aimerais bien m’éloigner de cette photo spectacle mais voilà qu’elle m’attire, m’enveloppe…et je cède volontiers.

Rien de trop poussé par contre dans ma photo du jour prise dans une caserne de pompier.  Contexte extraordinaire mais difficile sur le plan technique.  Une petite anecdote: des fois, y’a des hasards dans la vie qui n’en sont pas.  Inspiré par mon propre blogue (quand même!) et par l’article sur le fait d’oser, je me suis mis à discuter avec un pompier à l’extérieur de sa caserne dans le quartier Yorkville à Toronto.  La conversation était fort sympathique.  «Voulez-vous photographier à l’intérieur de la caserne?» a-t-il proposé à Paule Photos et moi.  Le sourire sur mon visage trahissait le sentiment du petit garçon à l’intérieur qui venait d’apprendre que c’était Noël au mois de mai!

Nous avons fait plusieurs photos.  La lumière peinait à l’occasion.  Pour ma part, le boîtier avait été ajusté à ISO 1 600.  Vive les lentilles aux grandes ouvertures (F2.8) pour ces situations.  Photos du camion de pompier.  Bout de conversation avec le pompier sympathique.  Du coin de l’oeil, je repère les vêtements des pompiers.  Je demande la permission et l’obtiens.  Avec la fonction «auto-bracketing» de mon boîtier, je capte trois photos à des expositions différentes.  Celle de gauche est la plus «normale», la 2e étant sous-exposée avec un bracketing à – 2 et la 3e surexposée à + 2.  N’hésitez pas à cliquez sur le triptyque pour les détails des expositions.

triptyque_pompiers_hdr

Image tirée du blogue de Joe McNally

Par la suite, traitement via un logiciel spécialisé dans le jumelage des photos pour faire le traitement en HDR.  Pourquoi un logiciel spécialisé?  Ne pourrions pas faire le tout manuellement?  Oui mais ces logiciels font le traitement indispensable d’aligner les trois clichés de façon précise – alignement assez fondamental lorsqu’on a pris nos photos à main levée comme dans ce cas-ci.  Risquée la main levée?  Oui…et non.  Lorsque la situation l’exige, j’emprunte une technique de prise en main préconisée par le réputé photographe Joe McNally.  Pour mieux connaître cette technique, voici d’ailleurs l’article de McNally. En résumé, le boîtier est solidement arrimé au creux de notre épaule.  Un contrôle de la respiration et on a le sentiment que notre corps est aussi solide qu’un bon trépied.  Attention: ce n’est pas idéal et rien ne remplace un trépied mais à défaut de celui-ci, c’est une alternative à connaître.

flickr--6

Photo (cliquable): Louis Lavoie

Par la suite, traitement HDR de mes photos via le logiciel Photomatix.  Quelques ajustements dans Lightroom puis ma routine habituelle avec les logiciels de Nik’s Software.  Contraste dans Color Efex Pro, sharpening avec Sharpener pro2.  Léger contour vignetage.

La photo couleur était intéressante mais celle qui me plaît le plus est la version noir et blanc. affiché au haut de l’article  L’absence des couleurs nous permet de remarquer les différentes tonalités et richesses de gris que le HDR permet.  Les détails des vêtements.  L’ordre qui règne malgré l’apparente empilade des vêtements des pompiers.  On dirait que les vêtements sont prêts à bondir en action.

Au bout du compte – et dans ce cas-ci – je n’aurai pas trop basculé vers la «photo spectacle».  Mais le HDR se sera avéré précieux pour capter toute la richesse de cette scène.

Et vous, quelle est votre position à l’égard du HDR?  Vous avez essayé?  Vous détestez?  N’hésitez pas à partager votre point de vue.  Merci de contribuer par vos commentaires à ce blogue.

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