Cinq péchés capitaux en photographie (2e partie)

La dernière fois, nous avons vu deux erreurs fréquentes qui ruinent nos plus belles tentatives photo. Voici trois autres éléments à garder à l’esprit.

Écran, écran, dis-moi, quelle est la plus belle?

"C'est servi!"...(couleur)

Photo: Louis Lavoie

L’équipement numérique offre des possibilités inouïes qui peuvent nous faire réussir de très belles photos et… qui peuvent nous faire manquer l’essentiel.  Combien de fois l’ai-je fait ou ai-je vu des photographes obnubilés par l’écran arrière de leur appareil en train de visionner les dernières photos prises, en supprimer quelques-unes, vérifier l’histogramme pour faire des ajustements.  Le temps qu’on examine nos photos (et qu’on se trouve très bon ou très poche!) et voilà qu’en relevant la tête, on constate qu’on vient de rater une belle photo soit cette sterne qui vient de trouver le lunch pour ses oisillons.

Restez présent, attentif, l’oeil éveillé.  Continuez de photographier.  Laissez pour le moment le « écran, écran, dis-moi, quelle est la plus belle? »  Vous pourrez toujours faire votre éditing de retour à la maison devant votre ordinateur.  Pour le moment, la vie est devant vous…et de belles photos aussi.

« Du haut de mes six pieds trois pouces… »

Regard - Now you see me, now I do

Photo: Louis Lavoie

Nous aurons l’occasion d’y revenir dans un autre article mais on néglige parfois le point de vue dans la photo.  L’erreur ne pardonne pas surtout lorsqu’on fait de la photo d’enfant.  Ne pas s’abaisser au niveau des enfants pour prendre une photo vous fait rater une perspective plus intime avec ceux-ci.   Trop souvent, on les prend en hauteur, avec notre regard d’adulte.  Mais se mettre à leur niveau, c’est voir leur monde avec leur perspective.  Et le regard coquin et gêné dans la photo de droite n’aurait jamais existé.  Quelle perte.

Nous sommes toujours trop éloigné de nos sujets.  Toujours.  Parlons aux gens que nous photographons.  Entrons en contact avec eux.  La photo n’est pas là pour nous éloigner les uns des autres non?

« Visa le centre, tua le blanc »

Les parapluies de "sablebourg"

Photo: Louis Lavoie

Voilà l’un des éléments qu’on aborde lors de mes cours de formation au chapitre de la composition.  On a souvent le réflexe lorsqu’on se lance dans la photographie à cadrer notre sujet au beau milieu de notre photo.  Résultat?  Des photos correctes mais peu dynamiques,  (sauf dans le cas du portrait bien entendu).  Flanquer notre sujet au beau milieu de la photo revient à remettre un cadeau déjà déballé.  L’oeil n’a pas à travailler, ne se déplacera pas pour examiner l’ensemble des détails de la photo.  « Bon c’est ça qui est ça » de dire votre oeil.

Mettez un élément au 1er plan de votre photo pour créer un effet de profondeur.  Positionnez votre sujet dans l’extrémité gauche ou droite selon la règle des tiers.  Amenez l’oeil des gens qui examineront votre photo à se déplacer dans celle-ci.  Et si cette règle des tiers ne vous dit rien, ne vous en faites pas, nous aborderons celle-ci d’ici peu.

P.S. Merci de me lire.  Enrichissez mon propos avec vos commentaires.  Avec vos mots, ce blog n’en deviendra que plus riche.
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