Voir autrement…

Don Quichotte...Lorsqu’on fait nos premiers pas dans notre cheminement photo, notre premier réflexe n’est souvent pas le meilleur.  On appuie souvent sur la gâchette – et le déclencheur – beaucoup trop vite.  On identifie une scène ou un sujet qui retient notre attention et notre premier réflexe, souvent mauvais, est de capter immédiatement notre sujet.  Il faut développer un autre réflexe, celui de prendre notre temps et d’analyser la scène.  Il faut chercher à voir…autrement.

Voir autrement…

Lorsqu’on fait nos premiers pas dans notre cheminement photo, notre premier réflexe n’est souvent pas le meilleur.  Non ici, je ne parle pas de votre premier «appareil reflex» mais bel et bien de nos réflexes comme photographe. On appuie souvent sur la gâchette – et le déclencheur – beaucoup trop vite.  On identifie une scène ou un sujet qui retient notre attention et notre premier réflexe, souvent mauvais, est de capter immédiatement notre sujet.  Ça va lorsqu’on est à la recherche du «moment décisif» à la Cartier-Bresson (quoique y’a des moments décisifs qui se planifient en repérant les lieux et en préparant correctement notre cadrage en attendant le «moment décisif») mais plus souvent qu’autrement, on n’exploite pas assez le sujet qui s’offre à nous.

Voici la situation telle qu’elle s’est présentée au premier coup d’oeil à notre groupe photo sur l’Île-des-Moulins à Terrebonne lors de notre sortie photo.   La sculpture de Don Quichotte est très intéressante et d’aucuns auraient pu avoir le réflexe de prendre une photo comme celle ci-dessus.  Mais voyons comment tirer un meilleur profit de cette situation photographique.

Comment tirer parti de la situation photographique du haut?  Allons-y par étape.

Prendre notre temps

Dans ce cas-ci, notre sujet ne risque pas de se déplacer ou de disparaître.  Tant mieux.  Nous pouvons prendre notre temps et bien évaluer la situation.

Imaginer

Pourquoi cette situation a-t-elle attirée mon attention?  Qu’est-ce qui m’inspire?  Et le plus important, qu’est-ce que je veux exprimer en photographiant cette situation?  Qu’est-ce que je veux illustrer?  Qu’est-ce que je veux qui ressorte le plus?  Les couleurs?  Le personnage?

En vous posant ces questions, vous êtes en train de franchir une étape importante dans votre cheminement photo.  Vous vous apprêtez à passer de quelqu’un qui «prend» des photos à quelqu’un qui «fait» des photos.  Vous ne prendrez plus des «clichés» mais vous allez prendre des «photos».  La nuance est importante.  «Faire» une photo repose sur une intention que, comme lecteur de votre photo, on est en mesure d’identifier, de ressentir, de saisir.

Se déplacer

Ne pas hésiter à se déplacer autour du sujet.  À l’examiner sous plusieurs angles.  À examiner des détails du sujet plutôt que l’ensemble.  Y’a rien qui presse, mieux vaut une photo réussie et bien cadrer pour exprimer ce qu’on veut qu’une dizaine prise d’un peu partout dans l’espoir qu’on en aura une bonne.

Mon interprétation….

Don Quichotte...

Photo (cliquable): Louis Lavoie

Cette sculpture a évidemment attiré mon oeil.  J’aimais particulièrement son aspect épique.  Autant elle peut paraître fantaisiste, autant elle avait une certaine dimension dramatique.  C’est cette dernière dimension qui a retenu mon attention et que j’ai choisi d’exploiter.  J’avais donc identifié mon scénario.

Le défi qui se posait était de bien faire ressortir la sculpture.  Si on examine la photo du haut, on voit que celle-ci est passablement ceinturé d’arbres.  Au sein de ceux-ci, la sculpture ne ressort guère – elle n’a qu’un faible impact visuel.  Il s’agissait donc d’identifier le meilleur angle pour dégager la sculpture des arbres.  La contre-plongée s’est rapidement imposée.  L’utilisation de la contre-plongée peut souvent vous sortir d’un mauvais pas, surtout lors de photos à faire dans un environnement ingrat.  La sculpture sur un fond de ciel (avec beaucoup de personnalité et de nuages), voilà donc ce que j’ai choisi de privilégier.

Outre le dégagement que cela a permis derrière la sculpture, la contre-plongée a également comme effet de grandir la sculpture, de l’allonger, de la rendre encore plus dramatique.  Ce cadrage me permet de redonner à la sculpture et à Don Quichotte son caractère mythique.  Le cadrage vertical s’imposait pour permettre de cadrer la lance pratiquement au complet et aussi pour donner plus de tension à la photo.  Et clic!

Pour le reste, traitement habituel dans Lightroom avec l’aide des modules de Nik’s Software.  Pour conclure, j’ai utilisé un des «presets» de Matt Koklowski inspiré du film «300».

Pour des sujets qui s’y prêtent, résistons à notre envie première de les photographier dès qu’on les aperçoit.  Prenons le temps, observons, déplaçons-nous pour identifier le meilleur cadrage, interrogeons-nous sur ce qu’on veut exprimer avec notre photo – sur ce qu’on veut capter avec notre photo.  Prendre quelques minutes de réflexion ne nous donnera pas plus de photos…mais de meilleures.

C’est l’automne et plus que jamais, c’est la saison pour sortir notre appareil photo….certainement pas pour le ranger.  C’est aussi la saison pour cueillir les idées.  Vous avez des suggestions pour des thèmes d’articles?  N’hésitez pas à m’en faire part via les commentairesAu fait, quels sont les plus beaux coins pour de la photo d’automne selon vous?

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