«Le bouton « émo » sur mon boîtier, c’est lequel?»

Vague impression....J’aborde un sujet qui ne repose pas sur une technique particulière ni sur un équipement mais qui est un élément fondamental d’une photo bien réussie. À un point tel qu’on pourrait souvent vouloir rechercher le bouton sur notre boîtier qui nous permettrait d’inclure cet élément dans notre photo. Cet élément est particulièrement important lorsqu’on partage nos photos auprès d’un certain public. Poursuivez votre lecture car nous allons aborder l’importance du bouton «émo» sur votre boîtier ou appareil compact.

Vague impression....

Photo (cliquable): Louis Lavoie

Merci encore une fois à ceux et celles qui prennent quelques instants pour partager un commentaire à la fin des articles.  Votre éclairage est intéressant et précieux.  Bien souvent, vous enrichissez le propos de l’article.  J’aime bien l’idée que nous sommes plusieurs à faire grandir ce blogue photo et que nous sommes plusieurs à aider des passionnés photo à enrichir leur démarche photographique.

Aujourd’hui j’aborde un sujet qui ne repose pas sur une technique particulière ni sur un équipement mais qui est un élément fondamental d’une photo bien réussie.  Cet élément est quand même si important et précieux qu’on pourrait souvent vouloir rechercher le bouton sur notre boîtier qui nous permettrait d’inclure cet élément dans notre photo.  Cet élément est particulièrement important lorsqu’on partage nos photos auprès d’un certain public.

Poursuivez votre lecture car nous allons aborder l’importance du bouton «émo» sur votre boîtier ou appareil compact.

Savoir le savoir
Photo (cliquable): Louis Lavoie

Avant d’aller plus loin, d’abord une histoire vraie.  Il y a deux semaines, j’ai partagé cette photo noir et blanc sur Google+.  Je vous l’ai déjà signalé, je suis ravi de l’univers Google+ pour la photo.  J’ai la chance d’y découvrir des photographes internationaux (et locaux) de très grand talent sur une plateforme qui laisse toute la place aux photos.  L’affichage très épurée et les interfaces pour manipuler et stocker nos photos sont très bien faits.  J’aime surtout le fait – contrairement à Facebook – qu’on peut catégoriser des personnes dans des cercles qu’on configure à notre convenance.  Pour ma part, certaines personnes seront dans un cercle «photographes», certaines autres dans un cercle «photographes québécois», certaines seront de véritables «amis», d’autres des connaissances, d’autres des collègues de travail, bref une configuration similaire à celle dans la «vraie» vie.

Bref, voulant faire bonne impression auprès de mes nouvelles «connaissances» dans Google+, je partage la photo N/B ci-dessus dont je suis particulièrement fier.  Déception!  Celle-ci est accueillie assez froidement.  Presque pas de commentaires et un silence radio qui ne me laisse pas insensible.  Pourtant, j’aime bien cette photo pour ses éléments graphiques, ses formes, ses tonalités et son découpage.  Le chercheur isolé amène une touche humaine à l’ensemble qui je trouve agréable.  Je m’explique difficilement l’accueil désintéressé dont cette photo a fait l’objet.

Je le confesse, même si je saisis bien la dynamique des médias sociaux, certaines nuances m’échappent parfois…et c’était le cas dans cette situation.  Je me suis donc tourné vers une photographe qui connaît beacuoup du succès avec ses photos dans les médias sociaux.  Bien humblement, j’ai sollicité son avis afin de savoir si elle pouvait m’éclairer et m’aider à comprendre l’accueil réservé à ma photo.

Elle a su bien choisir ses mots pour ne pas me froisser mais son jugement a été judicieusement incisif.  «Ta photo a beaucoup de qualité graphique.  Les formes, le contraste.  Tout est superbement disposé et très bien composée.  Mais elle manque d’émotions.  Les gens n’ont pas la possibilité de s’investir dans ta photo.  Ils ne peuvent pas se projeter dans celle-ci.  Quelle émotion as-tu ressentie au moment où tu as pris la photo?  As-tu ressentie une émotion particulière lorsque tu as traitée la photo?»

Quelle belle analyse.  Elle a bien raison.  Vraie que la photo a beaucoup de qualité esthétique.  Je me souviens bien de l’effort que je déployais à bien la cadrer.  Je savais que j’avais une très bonne photo sur le plan esthétique.  Des lieux comme celui-ci et une vue en plongée sont rares.  L’occasion était belle.  Avec une situation comme celle-ci, mon oeil était «formel», c’est-à-dire que les formes et l’esthétisme primaient dans mes réflexions.  Ce n’est pas un défaut, ni une erreur mais c’était ma démarche à ce moment-là.

La photo me plaît toujours.  En fait, elle me plaît énormément.  Par contre, et là où la spécialiste des médias sociaux a tout à fait raison, c’est le fait que lorsqu’on affiche cette photo au sein des médias sociaux, sa froideur et ses qualités «plastiques» font peut-être moins bon ménage auprès d’un auditoire qui cherche à vivre des émotions, qui cherche le dépaysement, qui cherche un ailleurs ou encore un «wow».  C’est légitime.

Il faut que je le reconnaisse, l’émotion était absente au moment de la prise de photo tout comme au moment de la traiter.  Si le photographe ne ressent pas d’émotion, difficile d’en partager auprès de ceux et celles qui regarderont ses photos.  On pourra toujours s’interroger s’il existe un bouton «émo» sur notre boîtier.   Vous connaissez la réponse autant que moi.  Aucune technologie ou pensée magique ne peut se substituer à une émotion qui émerge de votre intérieur.  Henri Cartier-Bresson avait bien raison: «Photographier (…), c’est mettre sur la même ligne de mire la tête, l’oeil et le coeur.»  Je commence toujours mon 1er cours photo avec cette citation.  De temps à autre, la vie – comme c’est le cas actuellement – se charge de me rappeler chacune des trois équations inhérentes à une démarche photographique réussie.

Vague impression....

Photo (cliquable): Louis Lavoie

La leçon a porté.  J’avais bien réfléchi à l’ensemble de la situation et dans la mesure où je souhaitais  poursuivre mon cheminement au sein de l’environnement de Google+, je devais mieux mesurer mes partages.  Toujours est-il que deux jours plus tard, le partage de la photo de droite connu beaucoup de succès au sein d’un groupe intéressé par le thème des «fenêtres», recevant une quarantaine de commentaires (ce qui est appréciable selon les standards actuels de Google+).  Ouf, j’ai beaucoup apprécié.   Vrai que je me souviens de l’excitation que je ressentais lorsque j’ai pris cette série de photos au travers du pare-brise de ma voiture stationnée.  J’étais tout fébrile de faire le point de focus manuellement sur les coulisses d’eau puis j’attendais patiemment que des passants se présentent dans mon cadrage.  Du coin de l’oeil, j’ai repéré cet homme au parapluie puis ai déclenché au moment opportun.  L’excitation du moment, l’excitation d’une situation photo avec beaucoup de potentiel, l’excitation d’éléments graphiques intéressants tout en réussissant à faire passer l’acte solitaire de prendre une photo sous la pluie…tout comme cet homme était solitaire avec son parapluie sous la pluie. Manifestement, cette énergie et les émotions ont réussi à s’imposer dans la photo comme en font foi les commentaires reçus.

War is over...oh yeah? - War is over...ah oui?  Quand?

Photo (cliquable): Louis Lavoie

Je regarde maintenant mes photos avec un oeil différent.  J’ai beaucoup de photos où les émotions sont très présentes.  Je me souviens de celles-ci au moment de la prise de photo ou encore au moment du traitement de la photo.  Parfois, ces émotions ne seront que les miennes puisque je n’aurai pas su partager celles-ci adéquatement.  Parfois, j’afficherai une préoccupation pour un sujet qui en laissera certains indifférents.  Mais si je parviens à exprimer une émotion au travers de ce sujet, mes chances sont bonnes de toucher les personnes qui verront ma photo.

Ma photo de la bibliothèque est une bonne photo et c’est une de celles que j’aime beaucoup dans mon portfolio.  Force est d’admettre qu’elle n’est peut-être pas tout indiquée pour le monde des médias sociaux – avides de sensations fortes, d’émotions et de transpositions.  Elle aura peut-être plus de succès dans un autre contexte, ailleurs.   Ceci étant, j’aurai maintenant une bonne pensée pour mon bouton «émo» intérieur.  Et vous?  Vous réussissez mieux que moi à bien manipuler le bouton «émo» de votre appareil photo? 😉

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10 commentaires pour «Le bouton « émo » sur mon boîtier, c’est lequel?»

  1. Lavenu dit :

    Très bon coup de oeil pour le cadrage. C’est vrais en noir et blanc le graphique est primordial. Le contraste aussi .Quant je tirais sur papier ilford. C’est sur du dur. .car j’ai fait de la photo dans un club quand j etais plus jeune. ..je regrette le temps des pelliculé. on pouvait faire de l instantanée. .maintenant tu appuie et …enfin prise. .trop tard……à plus. .joël

  2. Je trouve votre photo magnifique! Elle aurait sans aucune hésitation pu être prise en Belgique où la pluie est un sujet inépuisable … Personnellement, je ne crois pas que les réseaux sociaux soient le meilleur endroit pour y exposer des photos « de qualité » … J’ai moi-même quelques fois publié sur Facebook de très jolies photos prisent au hasard du Net, histoire d’avoir des retours, de mieux connaître les goûts et les couleurs des « mes ami(e)s cachés derrière leur écran. En général, très peu voir pas du tout de retour. Donc j’en ai conclu que 1/ les gens fréquentant les réseaux sociaux ne font que « survoler » ce qui est un symptôme de notre société où tout doit aller vite, « on n’a pas le temps » … 2/ Par rapport à votre article très juste au demeurant, on ne peut plaire à tout le monde … Certains aiment Rubens et ses grosses femmes, d’autres ont cela en horreur. Des millions de gens font la queue au Louvre à Paris chaque année pour voir la Joconde, j’ai été très déçu de la voir de visu…

    Comme quoi selon l’adage, « les goûts et les couleurs » …
    Je viens justement de le vivre avec une photo prise dans un champs de blé après moisson, je venais juste d’acquérir mon Nikon D5100 en Juillet dernier. J’étais tout fier, tout content, je la trouvais très belle ma photo…mais hélas, il n’y avait que moi pour la trouver de la sorte. :-)))) … Déconvenue, déception … C’est ainsi … Dur dur d’être photographe … surtout quand on débute ce qui est loin d’être votre cas … Sans vous connaître, je ne doute pas un instant de votre grand talent … Bien à vous et soyez en Paix …

    • Très très gentil à vous. Persévérez. Y’a un adage cruel (mais juste quand même) en photographie: «les 10 000 premières photos sont bonnes à jeter». C’est exagéré et nul doute que dans ces 10 000 photos, certaines se démarqueront. N’empêche que l’esprit de cet adage est juste: il faut photographier, photographier et photographier encore. Votre regard passionné va s’affirmer, s’affiner et percer – nul doute. 🙂

  3. PoluxBiblio dit :

    Bonjour Louis, Bonjour à tous,
    Mon avis tourne également sur un monde des possibles. La bibliothécaire que je suis pense à la bibliothèque classique où le silence règne, ce qui n’est plus le quotidien de nos espaces de travail aujourd’hui. Il existe encore quelques endroits paisibles et ta photo reflète très bien cette ambiance pour laquelle le noir et blanc va à merveille. Je pense aussi à certains livres de mes soirées de lecture à la lampe intimiste qui trace un cercle autour de mon imaginaire. « L’ombre du vent » de Carlos Ruiz Zafon est un bel exemple de ce qu’évoque pour moi la photo. Pour un autre, l’évocation sera différente et pour d’autres encore rien ne remontera à la surface. Ceci n’enlève rien à l’oeuvre, ni à l’intention de l’auteur. D’apprécier les qualités formelles d’une photo est une chose. De voir l’humanité dans un cliché en est une autre, mais comme dans un livre l’auteur n’a pas le contrôle de son histoire. Les gens seront touchés si l’émotion y est et si le sujet est partagé. Merci pour tes excellents articles et pour la motivation que tu inspires.

  4. Bonjour Louis,
    Avant toute chose, reçois une poignée de main chaleureuse du sud de la France. C’est toujours grand plaisir de te lire :^)
    Pour ce qui concerne ton article et ton analyse, je me sens particulièrement concerné puisque mes photos cherchent à atteindre ce but : l’émotion, le sentiment. Mais voilà bien un domaine où on ne maîtrise rien du tout, parce que le retour se fait par celui ou celle qui reçoit. Ça lui parle de lui, et cela lui procure effectivement une émotion, ou pas. Que ce soit en littérature, en musique, en peinture, en photographie ou quelque soit le medium, on peut chercher (et y arriver avec plus ou moins de bonheur) à témoigner de sa propre émotion. Pour avoir un retour, il s’agit que celui qui regarde l’oeuvre reçoive cette émotion suffisamment fortement pour avoir le besoin d’en témoigner, en particulier sur Internet, a fortiori sur les réseaux sociaux où on regarde très très vite tant on a d’informations à analyser. Pour ce qui me concerne, je suis en contact avec environ 4000 personnes sur G+. Autant dire que je ne vois pas tout ! C’est bien tout le problème ! Les infos postées sur ces réseaux sont très éphémères : sur « mon mur » G+, une info est visible au mieux 1 minute. Si je ne suis pas devant au moment où elle passe, autant dire qu’elle me devient invisible (et sur Tweeter, c’est encore pire !). C’est d’ailleurs ce qui s’est passé cette fois : je n’ai pas vu ton post (sinon je l’aurais +1 ;^). En plus avec le décalage horaire (cf le début de ce message)… Moralité, les réseaux sociaux c’est bien mais surtout pour le côté réseau. Il ne faut pas se formaliser du manque de retour sur une image : peut-être n’est-elle simplement pas passée au bon moment ? Il y a des outils pour analyser les meilleurs moments d’audience sur Tweeter et programmer ses messages. Sur G+, il n’y en a pas (encore). Du coup, c’est « au petit bonheur la chance ».
    Mais revenons à ce qui est, pour moi, le coeur du sujet : l’émotion. Je me suis rendu compte que certaines de mes photos avaient un gros retour positif alors que, de mon point de vue, même si je les trouvent bonnes, ce ne sont pas les meilleures. Simplement, sans que je sache pourquoi (et je ne veux surtout pas savoir), elles parlent à plus de gens. Comme une sorte d’universalité du genre d’une culture populaire ou d’un inconscient collectif. Je ne l’ai pas cherché mais c’est arrivé. D’autres, plus atypiques, il faut le dire, me parlent beaucoup plus mais ont moins de retours. Ce que j’essaie d’expliquer c’est que, dans ce domaine, une fois qu’on expose à la vue des autres, l’oeuvre ne nous appartient plus. Elle appartient à celui/celle qui la regarde (ou la lit ou l’écoute…) parce qu’il attend que ça lui parle de sa propre émotion : que pourrait-il attendre d’autre qui ne lui soit inaccessible, d’ailleurs ?!!

    Pour ce qui est des trois photos de cet article, ma préférée est celle de la bibliothèque. Et de loin ! Non pas que les autres ne soient pas bonnes mais elles ne me touchent pas.
    Celle sous la pluie, à mon goût, aurait mérité une autre mise au point. Encore une fois, il ne s’agit que de mon goût ! C’est toute la difficulté (et la beauté) de ce type de prise de vue : une map légèrement différente et la photo est radicalement autre. Je m’y suis essayé (album « Rainy Day » sur mon site ou sur G+) et les réactions, souvent très positives, n’ont parfois pas été portées sur les photos que j’attendais, par les personnes que j’attendais. C’est la surprise et c’est chouette comme ça. En fait, j’adore que ce soit comme ça !
    Pour la dernière (l’enfant, la télé et le message en gros et répété), je ne saurais trop dire pourquoi je ne suis pas touché. Peut-être le message est-il trop clair et c’est alors mon intélect qui domine, pas l’émotion. Pourtant je suis sûr qu’elle touche beaucoup de monde. Elle ne me parle pas suffisamment de moi, pas de ce que j’ai vécu…
    Celle de la bibliothèque, j’adore ! Tout est bon : du cadrage au rendu (même si j’aurais préféré plus de détails dans les lampes et que le chercheur solitaire soit positionné plus haut). Je la vis et ton « but » est atteint sur moi. Par contre, je ne suis pas étonné qu’elle ne remporte pas tant d’adhésions que ça. Elle fait partie de celles qui procurent une émotion que je qualifie de « mathématique ». On retrouve dans cette « catégorie » des photos aux lignes très épurées (architecture ou design, par exemple) ou encore des photos de détails, les rendant ainsi très abstraites. Je crois que beaucoup n’y sont pas sensibles. Je prends pour exemple ma compagne adorée (très littéraire, elle) : ce type de photo la laisse complètement indifférente. Alors que moi (de formation scientifique), y retrouve une émotion et une exaltation similaire à celle procurée par les Mathématiques. Tu connais beaucoup de gens sensibles à la poésie des Mathématiques ? Moi, je n’en connais que très peu ! Certainement en fais-tu partie…

    Voilà, je cesser ce trèèèèèèèès long commentaire en te souhaitant d’excellentes journée et semaine, attendant avec impatience ton article prochain…

    • Je suis vraiment emballé, voire touché par la qualité de vos commentaires Vincent, Denis, Joss-Linn, Denise. Très emballant de pouvoir lire un propos réfléchi et bien mûri. Ça se sent dans vos réponses. On sent aussi beaucoup la belle fibre artistique qui vous anime. Par contre, cette fibre suscite la création mais vous avez une belle sensibilité à vouloir rejoindre «l’autre», celui qui reçoit votre création. Vous avez une démarche dans ce sens et c’est passionnant de pouvoir en prendre connaissance. Je l’écris souvent mais je le répète de façon bien sentie: «Merci pour ce beau partage».

  5. Denis G. dit :

    Il n’empêche que la photo de la bibliothèque même si moins chargée en émotion donc appelant moins de réaction est nettement plus hors du commun que celle de la pluie, thème auquel beaucoup (tous?) s’essaient un jour.
    Elle (bibliothèque) entre dans le cadre de la photo humaniste qui n’a peut être pas les faveurs du (jeune) public des réseaux sociaux?

  6. Denise dit :

    Belle exposition de la chose, Louis. À mon avis il n’y a pas une seule réponse. J’ai aussi des photos qui me tiennent vraiment à coeur qui n’ont pas eu de ‘succès’ dans les médias sociaux et je dis tant pis. Ce qui m’épate, ce qui me fait sortir dans la rue, c’est cette sensation d’avoir posé l’oeil sur quelque-chose que je dois saisir, que je dois interpréter à ma façon. Plus souvent que non, quand cela arrive, les autres sont touchés aussi par le résultat.

  7. Sylvain Lavoie dit :

    Ah, le monde merveillement et parfois indéfinissable des émotions! … Comme pour la muse des musiciens, on pourrait croire que le moment magique arrive toujours de façon imprévue, comme une surprise. Oui, ça arrive parfois. Mais le plus souvent, c’est qu’en y étant préparé, en étant disponible, en ayant notre équipement près au « déclic », on peut saisir le « moment » quand il se présente. Sinon, on peut toujours rêver! Bref, des fois l’instant arrive par accident. Mais je crois que la plupart du temps, l’émotion se présente quand on a déjà les mains sur notre instrument (mon piano), ou en photo, quand on a déjà le doigt sur la gachette! En autres mots, soyons toujours prêts …

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