Plaisirs et défis de l’impression sur métal

Le plaisir de voir nos photos prendre vie. Le plaisir de voir celles-ci s’afficher sur des murs, être imprimées dans des magazines, des journaux ou des publications. Le plaisir de voir nos photos être retenues pour des endroits corporatifs ou publics.  Oui, le plaisir est immense.  Mais lorsque le support retenu est l’impression sur métal (aluminium), voici qui pose certains enjeux et défis dans le choix et le traitement de nos photos.  Retour sur quatre installations récentes.

Bienvenue et merci d’être à nouveau à ce rendez-vous que je vous propose ponctuellement.  Merci pour votre présence.  (Note: encore une fois, n’hésitez pas à cliquer sur les photos pour voir celles-ci en grand format.)

C’est toujours agréable de voir nos photos prendre vie en marge de notre ordinateur.  Bien entendu, nous en publions plusieurs dans nos médias sociaux.  Elles connaissent alors une certaine diffusion et appréciation.  Tant mieux.

J’ai déjà eu le plaisir dans le passé de voir certaines de mes photos être retenues pour des espaces corporatifs.  J’ai d’autant plus apprécié la chose puisque les photos étaient de bonne taille.  Ce n’est pas souvent que j’ai eu la chance de voir mes photos en très grand format.  Je dois vous dire que l’envie est alors grande de se transformer alors en «explorateur des pixels», c’est-à-dire examiner chaque partie d’une photo aux fins détails  pour voir le rendu des pixels.  Tout cela toutefois m’est apparu un peu superflu puisque ces photos en grand format sont faites pour être vues à distance.  Dans un musée ou une galerie, bien sûr qu’on peut s’intéresser occasionnellement au coup de pinceau d’un grand peintre par exemple mais je ne crois pas qu’on s’attardera à chaque coup de pinceau d’une toile.  Je ne suis vraiment pas ce qu’on surnomme en anglais un «pixel peeper» qui scrute minutieusement chaque recoin d’une photo pour en évaluer la résolution et la qualité du rendu.

Lorsqu’on m’a fait part récemment de l’intérêt d’afficher mes photos dans un espace corporatif, j’ai souhaité qu’on privilégie l’impression métallique.  J’étais attiré par le rendu de l’impression métallique, particulièrement au chapitre des couleurs.  Voilà pourquoi les quatre photos retenues ont été produites sur une surface métallique, soit de l’aluminium.  Elles ont été imprimées chez Posterjack, un imprimeur canadien.


Pour vous permettre de voir les défis liés à l’impression métallique, je vous présente à la fois le fichier original qui a été soumis à l’imprimeur et la résultante.  Incidemment, on notera que je calibre régulièrement mon écran.  Comme vous pouvez le constater, le rendu est beaucoup plus lumineux en raison de deux éléments importants: la surface métallique (aluminium) qui en soit a un rendu lumineux et la très grande influence de l’éclairage ambiant sur la surface.  Deux séries de néons à proximité créent des corridors lumineux dans la photo.  Ce qui est assez fascinant dans le cas de cette photo est le fait qu’un relief se créé dans la photo lorsqu’on se déplace.  Des détails s’accentuent ou s’atténuent selon l’angle et la lumière.  C’est un phénomène intéressant qu’une impression sur papier mat créera moins.

À la lueur de cette première impression(sic!), quelques éléments ont retenu mon attention.  La première est à l’effet que l’impression métallique provoque un rendu aux accents de légère surexposition, soit l’équivalent de +1 si je m’exprimais en termes de compensation d’exposition.  Le deuxième élément est l’importance d’avoir de la «matière» dans toutes les zones de notre photo, c’est-à-dire d’avoir des «informations», des masses.  Par exemple, à un ciel blanc pur, je trouve qu’on gagne à privilégier un ciel avec une certaine densité nuageuse.  Tout ce qui se rapproche du blanc deviendra encore plus «high-key», soit blanc délavé.


Cette photo-ci illustre également le phénomène que je décrivais précédemment.  Le jeu des rayons de soleil est bien visible dans le rendu de la photo.  La surface métallique rend le ciel encore plus lumineux.  L’addition de la surface métallique et de l’éclairage ambiant rend difficilement perceptible la cheminée dans le haut de l’édifice, cheminée que vous pouvez bien percevoir dans le fichier original.  Par contre, le rendu et la texture du bâtiment principal et la brique du petit moulin sont superbes.


Sans surprise, cette photo-ci prend son envol avec l’impression métallique.  Il y a de la «matière» dans chaque région de la photo.  Les couleurs s’éclatent avec le support métallique.  L’addition de la surface et de la lumière ambiante donnent cette impression d’une compensation d’exposition de +1.  Ici encore, un relief se créé selon l’endroit à partir duquel on examine la photo.


Indéniablement, je savais que celle-ci était des plus indiquées pour l’impression métallique.  Plus sombre que les autres, avec une belle texture et des zones d’éclairage, cette photo ne demandait qu’à briller de tous ses feux.  Encore ici, elle est plus lumineuse que le fichier original mais lorsque survient une certaine pénombre, les zones de lumière et de couleur rayonnent.  Malgré la couleur, cette photo se rapproche d’une photo en noir et blanc, toujours bien servi par l’impression métallique.

Contrairement à ce qu’on pourrait penser, le matériau métallique (aluminium) n’est ni lourd, ni exigeant pour l’installation au mur.  J’ai été surpris par la légèreté de la photo.  Malgré un format assez grand, pas besoin d’un support d’installation costaud.  Les trous aux quatre coins étaient déjà existants, gracieuseté de l’imprimeur, et d’élégantes vis d’espacement complètent le tout.

Au final, j’aime bien l’impression métallique.  Si vous étiez tenté d’en faire autant, je serais porté à vous suggérer de faire un tirage volontairement un peu sous-exposé (-2/3, -1) et surtout de faire un choix judicieux de photos, en privilégiant celles avec un maximum de masses et de «matière».

Anticosti: prêt pour un safari photo dans un lieu unique?

Je vous en faisais part il y a quelques semaines, le copain René Bourque tient toujours son safari photo sur l’île d’Anticosti au cours de l’été prochain. Un lieu unique et d’une grande beauté.  L’expérience d’un safari à Anticosti est l’occasion idéale pour vous permettre de photographier des paysages saisissants de même qu’une faune et flore hors de l’ordinaire.  À cet effet, je vous invite à prendre connaissance d’un de mes deux articles sur le sujet: Faire de la belle photo à Anticosti.  Et si vous voulez savoir comment se déroule ce safari photo, vous pourrez lire mon article: Safari photo à Anticosti: pur plaisir.

René me faisait part aujourd’hui qu’il reste quelques places seulement soit pour la session du 30 juillet au 6 août 2018.  Pour manifester votre intérêt, n’hésitez pas  à communiquer avec lui.

J’espère que l’article d’aujourd’hui vous a plu.  N’hésitez pas à commenter.  Vos mots sont importants.  Et votre présence essentielle. 


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