Oser le flou en milieu urbain

Et si osait le flou en milieu urbain? Si on osait s’éloigner du conventionnel pour s’amuser et s’éclater?  Et si l’abstraction nous faisait l’oeil et qu’on choisissait d’y basculer?  Récit de l’inattendu qui nous a surpris au détour du hasard et du plaisir qui s’est ensuivi.    Car, au fait, vous connaissez du prévisible dans la photo de rue? Un article pour ceux et celles qui ont du plaisir à voir le monde et faire de la photo autrement.

Merci d’être à notre rendez-vous quasi-hebdomadaire.  J’espère que vous profitez de la saison estivale (pour ceux et celles qui résident dans l’hémisphère nord de la planète).

J’essaie de ne pas être trop collé à mon téléviseur en raison de la Coupe du monde. Pour nos lecteurs de l’extérieur du Québec, sachez que Montréal vibre beaucoup durant la Coupe du monde.  Y’a des communautés culturelles en provenance de plusieurs pays participants et de quartiers entiers vibrent au gré des matchs.  Le choc Portugal – Europe par exemple est un bon exemple puisque les communautés portugaise et espagnole se côtoient le long du boulevard St-Laurent.  Il arrive parfois que les esprits s’échauffent.  Toujours est-il qu’un grand plaisir de la Coupe du monde est d’assister à un match dans un centre culturel ou un bar sportif propre à un pays lors d’un match.  Ça chauffe les amis, ça chauffe.  Mieux vaut ne pas trop s’identifier si on est partisan de l’équipe adverse. 😉  Et ici on se réjouit d’accueillir la Coupe du monde en 2026.  Eh oui!  Disons que le Canada a trouvé une façon de se qualifier pour le grand événement (LOL).  La culture de foot est sans cesse croissante et nous sommes de plus en plus habitués aux petits et grands rendez-vous.  Le saviez-vous, le Real a choisi Montréal comme site d’entraînement il y a deux ans.  Vous vous souviendrez que Montréal a accueilli la Coupe du monde de foot féminin il y a deux ans de même que le Trophée des champions en 2015 (et en 2009) opposant la dernière fois le PSG (j’ai vu Ibra, Cavani, Luiz) contre l’Olympique Lyonnais. (Désolé, quand je commence à parler de foot, je suis intarissable.)

L’article d’aujourd’hui pourra intéresser ceux qui ont le goût d’oser le flou.  Dans un article précédent, nous avons illustré la réalisation de photos abstraites et floues avec des éléments naturels pour donner des rendus s’apparentant aux peintres impressionnistes.  Basculons aujourd’hui dans l’urbanité.  Je vous propose de me suivre dans mes réflexions sur le terrain.  (Note: n’oubliez pas, comme à l’habitude, que vous pouvez cliquer sur les photos pour voir celles-ci en grand format.)

Le Festival Mural à Montréal qui se tient actuellement est une occasion extraordinaire pour la photo de rue.   Certains quartiers de Montréal regorgent de ces magnifiques œuvres murales réalisées par des artistes internationaux.  Les passants peuvent assister à la réalisation des murales.  Si certaines nous inspirent, il est important de les capter ou d’en profiter dans notre photo de rue car elles ont un cachet éphémère.  Au bout de quelques années, le mur est repeint et une nouvelle oeuvre prendra le relais. J’aimais celle ci-dessus pour des raisons photographiques évidentes. 🙂

Au détour de ma virée tout le long du boulevard St-Laurent où se tient le Festival, les panneaux festivaliers dans un parc s’offraient à nos yeux.  Multitudes de coloris, répétition, formes.  Tout y était pour attirer notre œil.  La photo qui en résulte est toutefois banale.  Vrai que j’aurai pu attendre qu’une personne passe devant l’ensemble.  J’aurai pu faire alors une pause lente pour flouter celle-ci.

Mon premier réflexe a été «de brouiller les pistes» ;-).  À l’instar des photos avec des éléments naturels, je me suis mis en mode vitesse et ai sélectionné 1/15 seconde pour obtenir un temps d’exposition plus long.  J’ai alors fait un lent balayage du bas vers le haut.  Le résultat est correct mais pas à ma satisfaction.  Il faut dire aussi que j’avais le plaisir d’expérimenter le tout avec mon appareil sans-miroir Canon M5 et le superbe objectif pour la photo de rue Canon EF-M 22mm F/2.0.  

J’ai voulu explorer d’autres options.  Et si j’y allais plutôt pour un mouvement circulaire avec lequel j’ai réalisé plusieurs abstractions par le passé?  Avec la légèreté de mon boîtier sans-miroir, il fallait que je m’adapte et que j’apprivoise.  Mais à un moment, j’ai fait mouche, non seulement dans mon mouvement mais également dans mon choix de sujet et mon point de pivot.

ISO 100, 1/5 seconde, F/22.  Le défi consistait à bien identifier mon point de pivot (l’œil) et rester dans l’axe dans mon mouvement.

Ayant eu trop de plaisir à réaliser cette photo, je me suis mis à repérer d’autres possibilités dans le même registre.  Et les possibilités n’ont pas manqué.  ISO 100, 1/5 seconde, F/22.

ISO 100, 1/8 seconde, F/20.  Point de pivot sur le personnage.

Et on osait également le flou dans le domaine de la photo corporative?  Dans ce cas-ci, j’ai profité d’une affiche avec ce commerçant pour réaliser la photo avec ce flou circulaire. ISO 100, 1/4 seconde, F/10.  Point de pivot sur le visage du personnage.  N’empêche que ça donne des idées pour éventuellement faire des portraits corporatifs non?  Si les clients souhaitent des photos différentes…bien entendu 🙂

Pour réaliser ces abstractions tout en conservant des éléments réalistes (yeux, visages, personnages), l’important consiste à bien trouver l’axe de pivot de votre cadrage qui vous permettra de conserver l’élément réaliste de votre choix.    Expérimentez par la suite la vitesse lente qui vous permettra de produire le flou que vous souhaitez.  1/15 seconde peut être un bon choix de départ.  Il importe peu que vous réalisiez votre mouvement vers la gauche ou la droite, l’axe de pivot devant prévaloir.

N’hésitez pas à aller découvrir ma galerie Abstraction dans mon portfolio si vous souhaitez découvrir d’autres réalisations, parfois plus abstraites, souvent très coloristes, toujours avec un mouvement au moment de la prise photo.  Ces mouvements peuvent être ascendants, descendants, circulaires, voire même avec une toute légère rotation à la Michael Orton.

J’espère que l’article d’aujourd’hui vous a plu.  Est-ce que vous faites également de l’abstraction?  Partagez avec nous votre technique.  Partagez avec nous vos sujets de prédilection.  N’hésitez pas à commenter.  Vos mots sont importants.  Votre présence également.  


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3 commentaires pour Oser le flou en milieu urbain

  1. Jean Wilmotte dit :

    J’ai déjà pratiqué le « flou » et voilà donc des suggestions que j’ai fort envie d’expérimenter.
    Merci !
    Oui, j’aime également la photographie abstraite et je suis féru du Noir et Blanc.
    Vivant au bord du lac Trasimène (mouvements de l’eau) et très admirateur du peintre français Soulages (ULTRANOIR), j’ai donc conjugué ces deux apports pour réaliser des photos abstraites dans une série intitulée : « Le Trasimène, artiste abstrait… »

  2. Cohen dit :

    Très intéressant
    J aimerai suivre vos conseils!!!!!!! Et suivre votre travail

  3. Sylvain Lavoie dit :

    De très bonnes pistes d’exploration. Merci Louis de nous partager ces techniques mais surtout de nous guider gentillement hors de notre zone de confort.

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