La compression de perspective

La compression de perspective: elle existe ou elle n’existe pas?  Les avis sont partagés mais toujours est-il que celle-ci est souvent bénéfique pour votre propos photographique.  Comment l’obtenir? Et pourquoi?  Et tant qu’à aborder la compression de perspective, profitons-en pour partager avec vous le plaisir que j’ai à découvrir le  télé-objectif Canon EF-M 55-200mm F/4.5 – 6.3.  Prendre son sac photo pour une virée urbaine est de nouveau synonyme de plaisir.  

Merci d’être à nouveau à ce rendez-vous.  L’article d’aujourd’hui s’inscrit en deux  volets qui s’enrichissent mutuellement.  Il va permettre d’aborder à la fois le phénomène de la compression de perspective et la découverte pour ma part de l’objectif EF-M 55-200mm de Canon destiné aux boîtiers sans miroir.  Et le plaisir retrouvé de pouvoir barouder en toute légèreté avec un sac photo complet.  (Note:  comme à l’habitude,   n’hésitez pas  à cliquer sur les images pour voir celles-ci en plus grand format.)

Tentons tout d’abord de définir la notion de compression de perspective.  La compression de perspective est intimement liée à la distorsion de perspective, c’est-à-dire la déformation que des objets et leur environnement pourraient connaître selon la distance focale à laquelle vous aurez recours pour faire une photo.

Vous le savez, le choix d’une distance focale grand angle entraînera une certaine distorsion. Le recours à une distance focale grand angle va magnifier les objets au 1er plan et écraser les éléments à l’arrière-plan.   Par contre, selon l’angle que vous adoptez à l’égard de votre sujet, le grand angle permet plus facilement de distinguer la distance entre les objets, entre l’avant-plan et l’arrière-plan.  Par conséquent, il est relativement facile pour un lecteur d’une photo captée avec un grand angle d’avoir une information sur la distance entre les premiers éléments et l’arrière-plan.  C’est le cas dans les photos ci-dessus, en vertu de l’angle de biais que j’ai adopté à l’égard de mon sujet (pierre tombale au 1er plan, voiture rouge enneigée au 1er plan) et de la distance focale à plus grand angle.  On distingue nettement les premiers éléments de ceux à l’arrière.  Dans le cas de la photo des véhicules enneigés, on constate que les premiers bâtiments à gauche sont plus gros et hauts que ceux à l’arrière même si en réalité, ils sont de même taille et hauteur.

Par contre, lorsqu’on fait appel à un télé-objectif comme dans le cas de la photo ci-haut Canon EF-M 55-200mm), celui-ci amène un cadrage plus resserré d’une scène.  Notre cadrage est moins large que notre oeil – et un objectif 50mm par exemple – percevrait de cette réalité.  Les éléments au premier plan sont souvent de même taille que ceux à l’arrière-plan.  Il est plus difficile d’apprécier la distance entre les éléments, entre les personnes notamment de même qu’entre les bâtiments, d’où cette impression d’une compression de perspective.  En plus, avec un télé-objectif, on ne peut physiquement se coller à notre sujet.  On le capte à une certaine distance et plus souvent qu’autrement, de face.  Ça  ajoute au phénomène « de la perception » d’une compression.

Certains argumentent – avec justesse – qu’on obtient le même résultat lorsqu’on recadre de façon plus serrée une photo prise avec un grand angle.  Ça simule une photo qui aurait été prise avec un télé-objectif.  Voilà pourquoi plusieurs argumentent qu’il s’agit d’une perception de compression de perspective.  Quoiqu’il en soit, c’est toutefois incongru de capter volontairement des photos au grand angle pour ensuite les recadrer de façon sévère, style télé-objectif.  C’est sans compter la perte de qualité et de pixels qui en résultera, quoique avec la  taille des capteurs contemporains, il y paraît moins.

En définitive, en obligeant une plus grande distance avec notre sujet et en suscitant un cadrage plus serré, le télé-objectif donne donc une « perception » de compression de perspective.

Le plaisir du 55-200mm

Les lecteurs de ce blogue savent que je fais mes premiers pas dans le monde du sans-miroir depuis quelques mois grâce au Canon M5.  J’apprécie beaucoup la légèreté de l’équipement et des objectifs.  Jusqu’à récemment, je partais en virée photo avec le génial objectif Canon EF-M 22mm F/2 de même que le standard Canon EF-M 15-45mm F3.5-6.3.  Toutefois, je m’ennuyais d’un télé-objectif qui accompagnerait la légèreté du Canon M5.  J’aurais pu me tourner vers mes objectifs Canon L 70-200mm F2.8 ou encore le  Canon L 70-200mm F4 avec l’adaptateur EF-EF M mais ces derniers ne sont certainement pas compacts, ni légers et ne passent pas incognito dans un contexte de photo de rue.

Je me suis d’ailleurs ennuyé d’un télé-objectif lorsque j’ai fait ma série photos sur une tempête hivernale.  Pour la photo ci-dessus, j’ai eu recours à la distance maximale de mon objectif 15-45mm, soit l’équivalent de 72mm (capteur 35mm).  N’empêche que j’aurais aimé zoomer pour davantage cadrer cette marcheuse au milieu de la rue enneigée afin de mieux faire ressentir l’isolement de celle-ci au milieu d’une ville morte.

Voilà pourquoi j’ai profité d’une récente baisse de prix du manufacturier pour faire l’acquisition de l’objectif Canon EF-M 55-200mm (équivalent 88-320mm) F4.5-6.3 IS.


L’objectif offre une légèreté et une dimension compacte fort appréciable dans les normes du système sans-miroir de Canon.  La finition et les matériaux ne sont pas dans le même registre que les équipements pro mais ce n’est pas ce qu’on recherche lorsqu’on bascule dans le sans-miroir.  Il ne me traversera pas l’esprit de faire des compétitions sportives avec mon équipement sans-miroir par exemple – surtout pas du football américain. 🙂  Par contre, pour de la photo de rue, pour de la photo paysage,  voire même du portrait, pas de soucis et le plaisir est au rendez-vous.  Je peux me promener des journées complètes avec un sac photo rempli d’équipements pour le sans-miroir.

Grâce au 55-200mm, je retrouve le plaisir d’isoler des éléments, obtenir un effet de proximité lorsque la possibilité est moindre de pouvoir zoomer avec ses pieds.
L’objectif n’est pas le plus lumineux, soit avec une ouverture maximale de F4.5-6.3.  On se tire toutefois bien d’affaire grâce à la plage ISO qu’on peut facilement monter en registre.  Une ouverture plus généreuse et constante viendrait avec un lot de lentilles plus significatif qui ajouterait au poids de l’objectif.  De toute façon, on sait qu’on peut obtenir un effet de faible profondeur de champ lorsqu’on cadre des sujets qui sont à bonne distance avec les éléments d’arrière-plan.  Nul besoin alors de recourir à de généreuses ouvertures.  L’objectif se  tirera toutefois moins bien d’affaire pour de la photo spectacle en intérieur ou encore certaines compétitions sportives où la vitesse d’obturation prime.


J’espère que l’article d’aujourd’hui vous aura plus.  N’hésitez pas à commenter.  Vos mots sont importants tout comme votre présence.


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Un commentaire pour La compression de perspective

  1. Jérôme dit :

    Bien de votre part

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