Oser des haïkus photographiques

C’est tout simple.  Fluide.  Zen. La recherche de quelques lignes.  De formes qui se détachent sur un fond.  L’absence de plusieurs éléments et objets.  La recherche de la pureté du geste de la nature, dans la nature.  Celle-ci créé des tableaux pour nous photographe, petits ou grands, immenses ou intimes.  Le saviez-vous?  L’hiver est un moment de prédilection pour cueillir ces haïkus photographiques.

Bon début d’année 2018 à vous tous.  Je vous souhaite que celle-ci puisse vous permettre de poursuivre votre cheminement photo à votre guise, à la mesure de vos aspirations.  Merci d’être à ce rendez-vous, rendez-vous qui vous propose d’amorcer l’année tout en douceur, en sérénité et en zénitude.

Les lecteurs de ce blogue savent que j’affectionne à l’occasion les paysages intimes, ces petits tableaux que l’on débusque dans la nature par opposition aux vastes paysages.  Tenter de repérer des ensembles de formes insolites, différentes, minimales, me plonge dans le moment présent, dans un état d’esprit assez zen.  Plutôt que de regarder au loin, je regarde à mes pieds, tranquillement.  Je recherche des formes particulières qui se détachent de l’arrière-plan.  Le moment de l’année est idéal pour ce faire: un fond blanc neigeux ou encore un plan d’eau glacé conviennent à merveille pour faire ressortir les formes.

À titre d’exemple, voici ci-haut une photo minimaliste à souhait.  La simplicité volontaire.  Certainement pas compliqué à comprendre diront plusieurs.  Certainement évocatrice d’un haïku, poème japonais.   À peine quelques traits.  La recherche du vide.  La zénitude. L’équilibre aussi en même temps.  Et une certaine symétrie.  Être peintre, j’aimerais faire de tels tableaux.  Mais à défaut d’avoir eu le talent ou encore consacrer les efforts pour le devenir, voilà que je mets davantage la photographie à contribution pour produire ces réalisations visuelles.
Pour le traitement numérique, j’ai mis à profit un préréglage de type «silhouette» misant sur une surexposition.  C’est le même préréglage («preset») que j’ai créé pour traiter mes récentes photos dans ma galerie «Spirits».   En misant sur une surexposition du fond blanc, voilà qui permet aux formes de ressortir davantage.



Ce qu’il y a d’intéressant en matière de paysages intimes, c’est le fait que des sujets peuvent s’offrir à vous à peu de distance.  Une simple sortie dans votre quartier jumelé à un peu d’observation vous permettra de découvrir une foule de sujets.  Un fond neigeux peut vous permettre – comme dans le cas des photos ci-haut – de réaliser des photos «high-key», c’est-à-dire avec un fond blanc très prononcé et de hautes lumières.

La difficulté ne réside pas en des éléments techniques, qu’il s’agisse de profondeur de champ, de durée d’exposition, d’ISO.  Le défi consiste plutôt à repérer, faire des choix esthétiques, choisir un bon angle pour la perspective et surtout cadrer pour éliminer les éléments superflus.  Si vous choisissez de surexposer au moment de votre prise photo, vous pourrez y parvenir grâce à la compensation d’exposition.  Amusez-vous à ajouter une compensation de +2, voire même +3 tout en insistant sur le contraste.  Vos formes prendront vie.

J’espère que l’article d’aujourd’hui vous aura plu et pourra inspirer quelques-uns parmi vous.  N’hésitez pas à commenter.  Vos mots sont importants tout comme votre présence.  Elle est essentielle.    Et encore une fois, bonne année 2018 à vous tous.  Qu’elle soit à la hauteur de vos aspirations et de vos souhaits.  

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9 commentaires pour Oser des haïkus photographiques

  1. Flora dit :

    Merci Louis pour vos articles, bonne année à vous aussi 😊

  2. C’est très beau ce que vous faites… Très inspirant.

  3. Helene dit :

    Merci Louis pour ce bel article en ce jour du 1er janvier. Tu as la facilité de réjouir mes yeux. Que 2018 t’apporte Santé, Bonheur et Joie pour que tu puisses toujours me fasciner. Encore Merci.

  4. Fred LAURENT dit :

    Voilà un exercice pas si évident qu’il n’y parait à mettre en pratique. En plus de repérer les formes et les contrastes sur le terrain, L’équilibre des masses prend une part extrêmement dans ce genre d’images sensées être épurées. Ce thème est une excellente idée pour s’entraîner à travailler l’image et la composition. Bravo et bonne année.

  5. ça rend très bien tes recherches …passe une agréable année riche pour tous les yeux

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