Faire de la bonne photo pendant une tempête hivernale

Dehors, c’est la tempête.  Une vraie tempête hivernale avec de bonnes accumulations de gros flocons, des vents, des bourrasques.  C’est alors le temps de sortir.  Si, si!  Sortir avec notre appareil photo.  Bien se vêtir, avoir de bons gants qui nous permettent quand même de manipuler notre équipement.  Sortir, partir et repérer des situations intéressantes.  Prêt à faire l’effort?  Ça vaut le coup.   Démonstration.  

Bon début de semaine à vous tous et merci à nouveau à notre rendez-vous.  Est-ce en raison que je connaîtrai peu notre hiver québécois cette année que vous je propose avant mon départ pour la RDC un article sur la photo pendant une tempête hivernale?  Non, c’est plutôt parce que nous avons vécu quelques bordées importantes de neige jusqu’à maintenant et que de belles occasions photo se sont offertes.

J’aimerais tout d’abord vous rappeler quelques articles déjà parus qui portent sur la photo hivernale.

Commençons par l’essentiel: sortir, braver l’hiver.  Il faut d’abord s’habiller plus chaudement que nécessaire puisque comme photographe, votre pas de marche sera plus lent, votre sens d’observation sera davantage mis à contribution que le pas de course. Puis, il y a également des moments plus intéressants que d’autres, comme par exemple, pendant une tempête ou encore juste au sortir d’une tempête alors que les arbres sont tout habillés par la neige.  Vous serez en mesure de produire des photos que peu auront capté mais que plusieurs vont beaucoup apprécier.  Il y a une féerie dans les photos hivernales non?

Pour votre équipement, pas trop de souci.  Il est capable d’en prendre.  Si la neige est mouillée, les plus précautionneux pourront recourir au bonnet de douche translucide pour protéger l’appareil et partiellement l’objectif.  Si la chose est possible, n’hésitez pas à installer le pare-soleil sur votre objectif afin d’empêcher les flocons de se déposer sur la lentille avant.  Puisque le froid va affecter la durée de vie de vos piles (accus), mieux vaut en avoir une 2e avec soi, à l’intérieur de nos vêtements bien sûr pour préserver sa chaleur et durée de charge.  Lorsqu’on revient à l’intérieur et au chaud, la condensation est inévitable.  Mieux vaut alors ne pas ranger immédiatement notre appareil et notre objectif dans notre sac photo.  Laissons leur le temps de revenir à la température de la pièce et de sécher.  Un petit nettoyage de la lentille avant de notre objectif pourrait être nécessaire.

Voici quelques photos que j’ai captées récemment lors de nos premières tempêtes hivernales.  Dans la photo ci-dessus, j’avais la chance que le vent soit peu présent et que les précipitations neigeuses soient abondantes. Si on veut bien faire ressortir l’abondance de flocons, on doit privilégier une vitesse rapide pour figer ceux-ci.  ISO 400, F2.8, 1/800 seconde.

Un décor hivernal est intéressant mais avec une présence humaine, c’est mieux.  ISO 400, F2.8, 1/2000 seconde.  L’absence d’un fond plus sombre dans ce cas-ci ne permet pas de distinguer aussi bien les flocons, sauf à quelques endroits.

Pas de doute possible, nous sommes bien en pleine tempête.  J’aimais bien cette bordée d’arbres mais avec la présence des deux marcheurs, voilà qui est mieux et qui donne une échelle à notre photo. Dans Lightroom, je m’applique à faire le même traitement que pour vous faire ressortir la densité des nuages. Comment?  Avec le curseur des hautes lumières.  Trop de hautes lumières vous empêche de percevoir les formes dans la neige, comme les traces de pas dans ce cas-ci.  En jouant avec les hautes lumières et le curseur des blancs, vous parvenez à faire ressortir les formes tout en obtenant le blanc pour la neige.  ISO 400, F2.8, 1/640 seconde.

On peut aussi aborder le tout comme de la photo de rue avec une petite mise en scène. Petit paradoxe d’encourager qu’on «ravive la flamme» (olympique) en pleine tempête hivernal et dans le froid.  ISO 200, F5.6, 1/300 seconde.

Toujours intéressant de jouer avec les formes graphiques pour réaliser notre cadrage.  La présence humaine est également intéressante dans ce cas-ci, surtout en raison de l’endroit où la personne est située dans notre jeu de formes.  Un arrière-plan plus sombre permet de bien faire ressortir les précipitations, de neige dans ce cas-ci mais ça pourrait être de la pluie dans un autre contexte.  ISO 400, F2.8, 1/500.

Pourquoi pas un peu de photojournalisme au passage.  Au milieu de la tempête, plusieurs cherchent refuge.  ISO 400, F2.8, 1/600 seconde.

Alors, ça vaut la peine de braver les éléments pour faire de la bonne photo?  Hivernale par surcroît?  N’hésitez pas à commenter ou encore à poser des questions.  Vos mots sont importants.  Et si le coeur vous en dit, n’hésitez pas à prendre connaissances de mes articles dans mon autre blog durant les prochains mois à titre de photographe | communicateur | formateur humanitaire.  

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Un commentaire pour Faire de la bonne photo pendant une tempête hivernale

  1. Helene dit :

    Merci pour les rappels et aussi pour nous présenter la RDC.

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