Capter la tempête hivernale

Dehors, c’est l’hiver.  La tempête.  Les bourrasques, le froid, les flocons en abondance. Que faire?  Sortir bien entendu. Jouer au photojournaliste. Le temps d’une tempête, jouer le rôle d’un photographe de presse qui doit produire des photos pour la publication du lendemain.  Y’a rien comme avoir l’obligation de raconter une histoire en photos pour mettre votre vision et votre technique à contribution.  

J’espère que vous êtes bien remis du temps des Fêtes, des festivités.  Peut-être avez-vous eu l’occasion d’étrenner déjà du nouvel équipement photographique.  Ou encore, votre équipement actuel vous convient encore.  Tant mieux.  Les lecteurs de ce blog connaissent mon point de vue; ce n’est pas l’équipement qui fait le photographe.  Il faut être soi, connaître sa vision, développer celle-ci.  Pour développer cette vision, pour affûter notre point de vue, il est pertinent de se donner à l’occasion certains exercices.

Un mot également pour vous faire part combien notre article de la semaine dernière sur le Studio Jiminy a beaucoup retenu votre attention.  Il est toujours temps de participer à notre promotion si vous souhaitez gagner un abonnement d’un an à cette excellente plateforme d’apprentissage photo.  N’hésitez pas à prendre connaissance des détails de la promotion au bas de notre article sur le Studio Jiminy.

Et pendant ce temps, dehors – c’est la tempête!

Il est temps de se ramener l’exercice que je me suis donné et que je vous suggère: capter des photos pour illustrer une tempête hivernale, signée Montréal (Québec, Canada).  Cette année, contrairement à l’année dernière, l’hiver s’annonce rigoureux chez nous avec le froid et les tempêtes qui s’additionnent.  La chaleur de la RDC est un lointain souvenir 😉

On peut faire plusieurs styles de photo en mode hivernal mais aujourd’hui, place au photojournalisme.  Il faut se mettre à la tâche.  Laquelle?  Celle de raconter une histoire avec nos photos pour les besoins (fictifs) d’une salle de rédaction.  D’abord, bien se vêtir et privilégier un matériel photo qui se prête aux intempéries.  La neige sera abondante; par conséquent, il faut veiller à protéger le matériel s’il n’est pas «tropicalisé».  L’expression des manufacturiers dans le contexte du thème de notre article est ironique, j’en conviens. Il faut également faire une bonne gestion de nos piles (accus): en avoir au moins une supplémentaire et garder celle-ci à l’intérieur de notre manteau – bien au chaud – pour éviter que le froid ne vienne réduire sa durée.  Vive les viseurs optiques sur les boîtiers qui sont moins énergivores que leurs homologues électroniques.

Il donc repérer des situations qui nous permettent d’illustrer la tempête: l’abondance de la précipitation, les vents, les gens qui doivent lutter contre les éléments ou encore faire contre mauvaise fortune bon coeur.  Avant de se mettre en action, on se souviendra toutefois de certains conseils techniques pour bien capter la neige: la compensation d’exposition pour éviter la neige grise par exemple, une vitesse rapide pour figer les flocons de neige.

Commençons donc par trouver des situations de rue qui conviennent à notre sujet.  Il faut repérer des arrières-plans  relativement unis et avec des couleurs plus sombres qui nous permettent de bien repérer les précipitations abondantes.  J’ai privilégié une vitesse assez rapide pour figer le mouvement des flocons.  ISO: 400, F4, 1/320 seconde.
Le vent est souvent de la partie lors des tempêtes.  Le corps se courbe et lutte contre celui-ci.  On tente de se protéger du mieux qu’on peut.  Le langage du corps est universel: en hiver au Québec, le corps se replie un peu sur soi pour mieux se protéger du froid et souvent du vent.  Les gens sont aussi bien emmitouflés.  Pas de doute, nous ne sommes pas dans la moiteur tropicale de l’Afrique centrale.  Dans le cas de la photo du haut, j’ai utilisé ma technique d’exposition prolongée qui m’a permis de créer plusieurs de mes photos dans la galerie «Spirits».  ISO 125, F11, 1/13 seconde.  C’est flou?  C’est voulu. 🙂

Pour celle-ci, le corps exprime la rigueur de l’hiver.  Les mains ont trouvé refuge dans le manteau.  Même la crèche n’est d’aucun réconfort.  ISO 125, F4, 1/1250 seconde.

D’autres personnes semblent imperturbables et poursuivent leurs activités normales en dépit des éléments.  J’aime bien repérer des affiches et panneaux qui ont le potentiel de créer un propos (ironique, contradictoire) dans certaines circonstances.  ISO 200, F4, 1/1000 seconde.  Ci-bas, des sportifs persistent et signent.  Vive quelques éléments de couleur dans la grisaille de la tempête.  ISO 400, F8, 1/800 seconde.

La tempête laisse sa trace et du boulot suite à son passage.  On a parfois nos moments de découragement devant la tâche à accomplir.  Au début de l’hiver, on le fait avec un certain enthousiasme mais vers la fin de la saison, le tout devient plus lourd.  ISO 400, F5,6, 1/1250e seconde.fb-2242Un classique consiste à capter les véhicules d’entretien routier à l’oeuvre pour illustrer les effets d’une tempête qui vient de s’abattre.  Les belles couleurs des véhicules se détachent pour le plaisir des yeux dans la grisaille hivernale.  ISO 200, F5,6, 1/30 seconde.

Au cours de la saison hivernale, il est parfois plus difficile de se motiver pour aller faire de la photo.  N’ayez crainte pour votre équipement, celui-ci peut facilement affronter la saison en faisant preuve d’un peu de précautions.  Pour vous motiver, inventez-vous un (faux ou vrai) prétexte, donnez-vous une motivation accompagnée d’une contrainte.  Vous verrez que ce type d’exercice vous permet de produire des photos efficaces vous permettant de sortir (ou non) de votre registre habituel.  Avec cet article, je vous encourage à sortir pour faire de la photo au moment où la plupart des gens songent plutôt à se mettre à l’abri.  N’oubliez pas que la météo est votre meilleure alliée pour faire de la bonne et belle photo.

J’espère que cet article pourra vous inspirer.  N’hésitez pas à commenter.  Vos mots sont importants.  Merci à nouveau d’être de nos rendez-vous.

studiojiminy-300x250

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3 commentaires pour Capter la tempête hivernale

  1. Alexis dit :

    Et moi, je ne sorte pas. Je juste revien a la maison….

  2. jeanpierredupont dit :

    Trop nulles les photos. Aucun intérêt. De la viandasse pour végétariens, du cul de nonne pour franc-maçon, de la pédanterie pour analphabète, de la plus totale cuistrerie pour pseudo-érudit.
    du gâchis de pellicule. Il fait pas beau? Oh trop fort, le cliché plein de neige! Il fait froid? Oh le joli tracteur, et le bonnet, et l’anorak et tutti cuanti..Le JT fait aussi pourri.

    • Peut-être que la notion de photojournalisme vous a-t-elle échappée? Vous avez raison: les photos n’ont aucune prétention au chapitre du «fine arts», ni de figurer dans le catalogue des agences réputées de photographe. Elles sont illustratives et incitatives à titre d’exercice pour jouer le rôle d’un photo-reporter appelé à produire des photos pour accompagner un article (fictif) dans un journal (tout aussi fictif). C’est donc une démarche sans prétention à laquelle j’invite mes lecteurs – comme à mon habitude.

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